Le Nashi : cultivez Pyrus pyrifolia et récoltez ses fruits

Le nashi – nommé par les botanistes Pyrus Pyrifolia – est un arbre fruitier de la famille des Rosacées. Il est donc proche parents des poiriers et de pommiers. Originaire d’Asie orientale, cet arbre est très souvent cultivé au Japon, mais peu fréquent dans les jardins en France. Aussi connu sous le nom de poirier japonais, les diverses cultivars de nashis méritent que l’on s’intéresse à leur culture et à leurs fruits.

Aspect de Pyrus Pyrifolia

Le nashi est un arbre au feuillage caduc, comme le pommier et le cognassier, auxquels il est apparenté. Ces fruitiers appartiennent à la famille des Rosacées.

Contrairement à ce que l’on entend souvent, le nashi n’est pas un croisement entre le pommier et le poirier. Il s’agit bien d’une espèce à part. Et les cultivars que l’on retrouve sont des sélections de Pyrus Pyrifolia.

Cet arbre est de développement moyen, mais peut atteindre une dizaine de mètres de hauteur, parfois davantage. Mieux vaut avoir suffisamment de place pour qu’il exprime au mieux son potentiel. Sa culture n’est pas indiqué dans un petit jardin.

La floraison a lieu au début du printemps. Les fleurs sont de couleur blanche à légèrement rosée. Après pollinisation par les abeilles, des fruits se développent en quelques mois. Le rendement dépend de la variété, mais surtout des conditions de culture.

La plupart des nashis sont autofertiles. Mais si vous disposez de suffisamment de place, cultivez deux ou trois arbres de variétés différentes. Le pollen des poiriers peut aussi féconder les fleurs de nashi et favoriser la production.

Les fruits du nashi sont souvent nommés nashis. On peut aussi parler de poires japonaises. Ils ont la forme et la taille d’une pomme. Ils sont consommés crus ou en jus. Les nashis ont peu de goût, mais sont très croquants. Ces fruits contiennent des enzymes qui sont connues pour dégrader l’alcool.

Les fruits arrivent à maturité en été ou en automne. Ceci dépend principalement des variétés que l’on cultive.

Cultiver le nashi

Le nashi est un arbre de culture simple. Il pousse dans des sols de qualités diverses. Mais il n’apprécie pas des substrat les plus calcaires. Ce qui peut poser un problème dans certains secteurs de Provence.

Quand planter un nashi ?

Le meilleur moment pour planter des arbres fruitiers en Provence est l’automne. En effet, la plante entre en repos végétatif et le système racinaire a suffisamment de temps pour se développer correctement.

La plante sera alors mieux préparée pour affronter son premier été. Car pour cette espèce la saison difficile n’est pas l’hiver, mais bien la période estivale généralement marquée par la sécheresse.

Dans d’autres régions plus humides, on peut planter le nashi de l’automne au printemps. On évitera de planter un arbre durant les épisodes de fortes gelées.

Comment planter un nashi ?

Comme tous les arbres fruitiers, il est préférable de planter le nashi dans un sol suffisamment profond. Le trou de plantation doit être suffisamment large, pour que les racines puissent progresser dans un sol qui aura été décompacté.

On conseille d’incorporer quelques pelles de compost pour enrichir le mélange en matière organique. Cela permet aussi d’améliorer la structure des sols argileux.

On paillera tout autour de la plante pour garder l’humidité, freiner la pousse des mauvaises herbes et enrichir le sol en humus. Ce paillage devra être renouvelé chaque année. Il n’est plus indispensable pour les arbres qui se sont correctement développés.

Il faut aussi prévoir un tuteur pour soutenir la plante durant les trois à quatre premières années. Ceci est indispensable dans les régions où le Mistral souffle fort. Le tuteur permet aussi de guider le tronc à la verticale.

Quand faut-il arroser cet arbre ?

Le nashi peut survivre au manque d’eau s’il est bien enraciné. Un système racinaire bien développé permet d’obtenir l’eau des couches profondes du sol, mais aussi du dense réseau de filaments mycorhiziens auquel la plante mature est connectée.

Par contre, les plantes qui sont cultivées depuis moins de 3 années auront besoin d’une aide de la part de leur jardinier. On aménagera une cuvette d’un mètre de diamètre tout autour de la plante. Et chaque semaine en été, un apport d’eau de plusieurs dizaines de litres constituera l’arrosage.

La cuvette permet d’éviter le ruissellement de l’eau au loin. Mais aussi de concentrer celle-ci au dessus du système racinaire de la plante.

Les arbres de grande dimension apprécieront aussi un arrosage abondant deux fois par mois durant l’été. Ceci permet de garantir un bon rendement en fruits.

Faut-il fertiliser la plante ?

La plupart des éléments qui constituent une plante se retrouvent dans l’atmosphères. Il s’agit du carbone, de l’oxygène et de l’hydrogène. Même l’azote est présent sous forme gazeuse. Mais une part plus petite est extrait du sol. Ces éléments fertilisants doivent être apportés à la plante pour éviter les carences et maintenir une bonne fructification.

Pour fertiliser le verger de nashi, il est conseillé de pailler le sol. Mais l’on peut aussi faire un apport de compost ou de fumier bien décomposé que l’on dépose en surface tout autour de la plante dans un rayon d’un à deux mètres de distance du tronc. On peut aussi apporter des cendres de bois qui sont riche en sels minéraux et notamment en potassium.

Rusticité du nashi

Le nashi est un arbre fruitier rustique dans la plupart des régions tempérés. Il résiste à des gelées entre -15°C et -20°C.

On peut donc le cultiver dans les jardins du sud-est de la France. Son développement et sa croissance seront harmonieux, si on lui réserve une exposition ensoleillée, mais surtout un sol suffisamment profond.

Quelques cultivars de nashi sont très sensibles au feu bactérien. C’est le cas de Kumoï et Nijisseki. Leur culture n’est donc pas indiquée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

9 + 1 =