Trachycarpus fortunei : plantation et entretien

Le palmier de Chine que les botanistes nomment Trachycarpus fortunei – anciennement Chamaerops excelsa – est une plante très résistante au froid. Ce beau palmier aux feuilles palmées est cultivé dans de nombreuses régions de France. Les sujets bien implantés sont capables de survivre à la neige et à des températures négatives inférieures à -10 °C. On retrouve le palmier de Chine en Bretagne, en Alsace, mais aussi en Provence. Son stipe couvert de fibres brunes résistantes contribue à son aspect ornemental. Cette particularité est à l’origine du nom de palmier chanvre, qu’on lui donne parfois.

Comment planter un palmier chanvre ?

Trachycarpus fortunei apprécie une exposition mi-ombre et un sol profond. Ces conditions sont parfois difficiles à trouver dans un jardin en Provence. Le plein soleil et une exposition ventée abiment le feuillage de ces palmiers qui apprécient davantage les situations ombragées et abritée. Une façade d’un bâtiment orientée à l’est répond souvent aux besoins du palmier de Chine.

Bien que cette espèce soit très résistante au froid, il est préférable de planter des sujets avec un stipe – nom qui désigne le tronc d’un palmier – qui se développe. La période idéale pour planter un palmier est le printemps et l’été, d’avril au mois d’août. La terre est alors suffisamment chaude pour que les racines se développent avant l’arrivée de l’hiver.

Il est possible de trouver dans les pépinières des palmiers de Chine de toutes les dimensions. On peut aussi récupérer des graines sur un palmier mature et en faire le semis. La croissance des plantules est alors lente. Il faudra quelques années pour obtenir un joli palmier depuis le semis.

Le trou de plantation doit être dans l’idéal au moins deux fois plus large que la largueur du pot. Il doit aussi être une fois et demi plus profond que la hauteur du conteneur. Ceci permet de brasser suffisamment la terre pour que les racines s’implantent facilement dans le sol.

On peut ajouter de la matière organique à la plantation, sous la forme d’un terreau bien décomposé. Cet apport peut améliorer la texture des sols très argileux.

Après la plantation, on aménage une cuvette tout autour de la plante, afin de recevoir des arrosages abondants. L’irrigation est importante les deux premières années. L’arrosage se fait en été au moins une fois par semaine. Il faut alors apporter une grande quantité d’eau pour que celle-ci atteigne les couches profondes où se trouvent les racines du palmiers.

Trachycarpus fortunei de la forme wagnerianus, ici cultivé au Zoo de Beauval.

Quels soins pour Trachycarpus fortunei ?

Le palmier de Chine se retrouve communément dans les jardins du sud-est de la France, comme son cousin Chamaerops humilis. Ces deux palmiers réclament d’ailleurs des soins proches.

L’arrosage

L’arrosage permet d’obtenir des plantes qui poussent plus rapidement. Mais une fois implanté, Trachycarpus fortunei est assez résistant à la sécheresse.

La fertilisation

Les palmiers apprécient l’apport de fertilisants. On peut donc répandre au printemps tout autour d’une plante du fumier décomposé ou bien un engrais organique à base de sang séché et de corne torréfiée.

La taille des feuilles

Après quelques mois ou années, les feuilles jaunissent et se déssèchent. Il est donc possible de les couper. On garde alors une plante plus attractive et l’on peut profiter du stipe recouvert de fibres.

Les ravageurs

Malheureusement, Trachycarpus fortunei est menacé par le papillon des palmiers, Paysandisia archon. La plupart des grands sujets du sud-est de la France ont été tués depuis l’introduction accidentelle du papillon du palmier. Celui-ci pond à la base de ses feuilles et les chenilles qui naissent se dirigent vers le coeur du palmier pour le dévorer.

Paysandisia archon
Paysandisia archon est le papillon responsable de la mort de milliers de palmiers. Source photo : Pixabay.

Pour garder ses palmiers de Chine vivants, il est nécessaire de traiter régulièrement les plantes avec un produit insecticide. Celui-ci est appliqué deux fois par an dans le coeur du palmier, là où se trouve les chenilles.

Ainsi si vous n’êtes pas prêt à traiter régulièrement et continuellement vos Trachycarpus fortunei, il est préférable de porter votre choix vers d’autres plantes exotiques. Car il est probable que le papillon du palmier soit présent pour longtemps en Provence.

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