Dicksonia antarctica : plantation et culture de cette fougère arborescente

Dicksonia antarctica est une fougère arborescente originaire de l’est de l’Australie et de la Tasmanie. Elle ne provient bien évidemment pas d’Antarctique. Mais son nom nous interroge naturellement sur sa résistance au froid et au gel. Cette fougère arborescente connaît depuis la fin des années 90, beaucoup de succès. Mais ce n’est pourtant pas une espèce de culture facile. Particulièrement pour le sud-est de la France et les régions où les étés sont chauds et secs.

Quelles précautions prendre à la plantation ?

Sous climat méditerranéen, la culture des fougères arborescentes n’est pas facile. Pour éviter le dépérissement de ces plantes exigeantes, il faut leur réserver une exposition ombragée tout au long de la journée et bien abrité des vents et notamment du mistral.

L’ombre de grands arbres convient et l’abri d’une haie permet de limiter l’action du vent. Certains cultivateurs utilise des haie sèche pour constituer des brises vents efficaces.

Pour ce qui est du sol, il est préférable de trouver une zone où la terre est riche en matière organique. Comme c’est le cas pour les sous-bois. Comme toutes les fougères arborescentes, Dicksonia antarctica préfère les sols neutres ou acides. Les sols calcaires ne sont favorables à son développement.

Dicksonia antarctica
Dicksonia antarctica

Comment cultiver Dicksonia antarctica ?

La fougère arborescente Dicksonia antarctica partage les besoins de la plupart des fougères. Cette plante apprécie les situations fraîches et humides. Ainsi, en fonction des régions, il faudra la placer à l’ombre ou à mi-ombre. Le plein soleil ne convient pas à cette espèce. Les feuilles – que l’on nomme des frondes – peuvent souffrir d’une lumière trop forte, particulièrement en été.

Dicksonia antarctica a aussi besoin de précipitations également réparties tout au long de l’année. Comme la plupart des fougères arborescentes, elle supporte mal les période de chaleur et de sècheresse. Dans le sud-est de la France, il sera nécessaire de veiller à humidifier les fougères par temps sec et lorsque le mistral souffle.

L’arrosage se fait avec des brumisateurs, que l’on place au-dessus des plantes. Il est aussi conseillé de disposer au sommet du stipe de la plante, des goutteurs et d’arroser les plantes au moins deux fois par jour pendant 15 minutes en été. Et de réduire la fréquence à un arrosage par jour le reste de l’année, sauf les jours où il fait particulièrement froid.

Quelle est la rusticité de Dicksonia antarctica ?

Cette fougère arborescente est connue pour supporter des gelées jusqu’à -10 °C. Mais leur capacité à survivre aux vagues de froid dépend aussi de l’endroit où les exemplaires sont cultivés. En effet, sous une canopée et dans un endroit entouré par des arbustes, le gel est moins intense qu’en situation dégagée. On utilisera l’effet de jungle pour cultiver cette plante de sous-bois.

Pour résumer

Dicksonia antarctica est l’une des fougères arborescentes les plus résistantes au froid. Toutefois, cela ne signifie pas qu’elle soit de culture facile. Il s’agit d’une plante originaire de régions humides où les précipitations sont régulières tout au long de l’année.

Sa culture sous climat méditerranéen est assez compliquée et nécessite une exposition ombragée. Dans le sud-est de la France, beaucoup des sujets plantés sont morts après quelques années. Si l’on souhaite s’orienter vers une plante d’aspect similaire, mais beaucoup plus adapté, mieux faut opter pour une cycadale, comme le Cycas revoluta.

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